OU JOUER AU BRIDGE DURANT LES VACANCES ? Actualités TEXTE LU PAR SYLVAIN LEWI LORS DE LA FETE DU JEUDI 12 JANVIER 2017

Monsieur le Maire,

En ma qualité de président fondateur d’une association pour
la défense des valeurs morales et familiales, dont je suis l’unique membre,
je tiens à signaler à votre vigilance les comportements scandaleux auxquels
se livrent de tristes individus dans le local que vous mettez à leur
disposition.
Ce groupe de personnes des deux sexes, qui dissimule ses
coupables activités sous l’innocente étiquette de « Cercle de bridge », se
réunit plusieurs fois par semaine.

 

Lorsque l’on passe à proximité, les bruits et dialogues qui en émanent ne
laissent, hélas, aucun doute sur la nature perverse de ce soi-disant «
bridge ». En voici quelques exemples parmi les plus évidents :

Il n’est pas rare d’entendre une voix féminine soupirer : « je viens de
prendre un bon coup », ou encore, sans la moindre pudeur ces manches sont
vraiment tendues.

- Pire encore, certaines apostrophent leur partenaire en ces termes sans
équivoque : « J’ai une toute petite ouverture, et toi tu pousses, tu
pousses, et tu t’étonnes de chuter ».

- Les hommes, que je ne peux pas appeler messieurs, demandent parfois à leur
partenaire de s’étaler sur la table pour admirer leur ouverture ! On croit
rêver !

- Dès lors, comment s’étonner que dans cette atmosphère de perverse
lubricité, certains n’hésitent pas à se vanter de leur belle longue, ou
d’entendre ce commentaire salace : « j’ai préféré tirer un coup de sonde
pour le cas où la dame serait sèche »

- On entend parfois parler cyniquement de « passe », voire « double passe »
ou de « placement de main ». On frémit en imaginant la scène !

- Le pire semble atteint lorsqu’un des participants fait un « cue-bid »,
sans doute une position acrobatique du Kamasoutra. Et quand on entend «
c’est le top », on ne sait plus que penser.

- Si encore, selon la formule chère aux animateurs dépravés de réunions
échangistes, cela se déroulait entre adultes avertis et consentants ! Mais
le comble de l’horreur est atteint quand certains n’hésitent pas à clamer :
« Tu aurais dû faire un appel aux mineures », ou « quelle jouissance de
posséder une belle mineure affranchie »

- On pourrait croire que les participants sont épuisés quand on entend «
passe… passe… passe », Erreur ! La fête continue, et l’on peut encore
entendre des encouragements scandaleux du genre : « merci partenaire » ou «
bravo partenaire ».

- Enfin ces inqualifiables orgies sont dirigées par une sorte de maître de
cérémonie qui orchestre les débats d’une voix lubrique, ordonnant
périodiquement aux participants de changer de position, précisant qu’ils
doivent monter tout en sautant une paire

Monsieur le Maire, il n’est pas tolérable que se poursuivent, dans
un local fourni par la mairie, ces outrages répétés à la moralité publique.
Je vous remercie par avance de faire votre devoir, et vous prie d’agréer mes
anonymes salutations.

 

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